Interview de la blogueuse street art Miss Acacia

Interview avec la Blogueuse Street Art Miss Acacia

Temps de Lecture : 8 minutes

Découvre mon interview avec la blogueuse street art Miss Acacia : son rapport au blogging, aux réseaux sociaux et à l’art urbain.

Chaque mois, je te propose une rencontre avec une personne pour laquelle j’ai eu un coup de cœur. Selon l’invité, l’interview s’articulera autour de la thématique du voyage, du street art ou du marketing.

Pour cet épisode 2, je te présente la blogueuse Miss Acacia ( https://billetsdemissacacia.com ), un blog sur l’art en général et sur l’art urbain en particulier.

Présentation de Miss Acacia

Peux-tu te présenter en quelques lignes pour ceux ou celles qui ne connaîtraient pas encore ?

Je suis une (presque) parisienne mais bientôt lyonnaise… pas très bavarde voire même un peu « sauvage ». D’ailleurs une de mes citations préférées est « D’autres que moi écrivent comme ils parlent, moi j’écris comme je me tais » d’Amin Maalouf.

Je suis une passionnée d’art (et plus spécialement d’art urbain), de musique, d’évasion au cinéma ou dans les livres. J’aime me perdre dans les villes pour les mettre en images. Et surtout, mon plus grand plaisir est de partager toutes ces passions avec mes lecteurs !

Ton Rapport au Blogging

La vision du blogging de Miss Acacia

Pourquoi as-tu décidé de te lancer dans la création de ton site ?

Depuis toute petite je dévore les livres et j’aime les mots. Très naturellement j’ai fait des études littéraires que j’ai perdues de vue quand j’ai commencé à bosser. Mais le plaisir d’écrire ne m’a jamais vraiment quitté. Il y a quelques années j’ai beaucoup correspondu avec un ami qui était parti vivre loin de Paris et j’aimais beaucoup lui raconter des petites anecdotes sur ma vie quotidienne.

C’est lui qui a lancé l’idée en me disant que je devrais créer un blog pour partager ces petits textes… L’idée a fait son chemin pendant quelques temps. Jusqu’en 2010 où je me suis lancée dans l’aventure pour le plaisir d’écrire et de partager (et peut-être un peu aussi influencée par ma vie professionnelle car je venais de changer de métier pour devenir webmaster éditoriale et community manager).

Pendant un certain temps j’ai beaucoup écrit sur les concerts car j’y allais souvent. Puis le street art est entré dans ma vie…

Peux-tu nous présenter ton site ?

Mon blog s’appelle Les Billets de Miss Acacia. Ce nom m’a été inspiré par une très belle histoire d’amour imaginée par Mathias Malzieu (écrivain et leader du groupe Dionysos). Il en a fait un livre, un album et même un film d’animation : « La mécanique du cœur« . Je vous en conseille vivement la lecture, l’écoute, le visionnage…

Au tout début, j’ai commencé à écrire pour parler des concerts que je voyais. Addict à la musique je passais beaucoup de temps dans les salles parisiennes, plus ou moins grandes et connues. Puis, tout à fait par hasard, j’ai découvert l’art urbain. Petit à petit cette passion a pris de plus en plus de place dans ma vie. Et, bien que j’écrive des articles sur d’autres sujets (toujours la culture mais au sens plus large).

Aujourd’hui, je pense que 80 % de mes billets sont dédiés au street art à travers des reportages d’expos, d’interventions dans l’espace urbain, de portraits ou encore de visites guidées dans des villes françaises et étrangères.

Combien de temps passes tu en moyenne pour créer un article ?

Difficile à dire. Tout dépend de l’article et du travail de recherche que je vais avoir à faire. Dans mon blog je veux faire plus qu’écrire quelques lignes qu’on peut trouver partout et poster quelques photos. Mon but est de partager mon plaisir et de donner envie à mes lecteurs d’aller voir une expo ou de découvrir un artiste.

Pour certaines expos ça peut aller très vite car j’ai beaucoup d’infos dans les dossiers de presse. Pour d’autres j’en dis un peu plus. Le plus long est le travail sur les portraits car je dois retravailler les interviews des artistes.

Peux tu nous expliquer comment tu procèdes ?

Pour une expo, je commence toujours par aller la voir. Je n’écris pas de billet sur une expo que je n’aurais pas vue juste parce qu’un attaché de presse m’aura envoyé un dossier ou un communiqué. Donc la première étape c’est aller voir l’expo, participer à un événement ou faire une interview (en live ou par mail). Ensuite, je traite les photos que j’ai prises. Ce travail de tri me permet de me replonger dans le sujet pour ensuite me lancer dans l’écriture de l’article.

Enfin, dernière étape, trouver la musique qui colle bien avec le billet parce que j’ai un petit rituel en lien avec mon autre passion qu’est la musique. Je conclus tous mes billets avec une chanson. J’essaie le plus souvent de créer un lien entre le sujet de l’article et le choix musical. Du coup, parfois, ça me prend du temps !

Tes conseils pour un/une débutant(e) qui voudrait se lancer ?

Je crois qu’il faut avant tout être passionné par le sujet sur lequel on va écrire. Ca permet aux mots de venir plus facilement. Et puis c’est quand même chronophage… Alors il faut absolument prendre plaisir à trouver des sujets, lire des choses, aller à des événements sur le sujet et, bien sûr, à écrire.

Ton rapport aux Réseaux Sociaux

Le rapport aux réseaux sociaux de Miss Acacia

Que penses-tu des réseaux sociaux ? Comment les utilises tu ?

J’aime bien les réseaux sociaux. Mais il faut dire que c’est mon métier alors j’ai tout intérêt à aimer ça ! D’en avoir un usage professionnel me permet de toujours garder du recul par rapport à ce qui se dit sur les réseaux et à l’engouement qu’ils peuvent susciter. Je m’en sers pour partager mes billets mais également pour faire circuler des infos sur des sujets qui me tiennent à cœur.

Par contre, je ne suis absolument pas à la recherche du like. J’espère que celles et ceux qui lisent y prennent plaisir mais avoir de plus en plus de lecteurs ou d’interactions sur les réseaux sociaux n’est pas du tout un enjeu pour moi.

Combien de temps en moyenne chaque jour ?

Je dirais grand max une ou deux heures parce que je fais déjà ça toute la journée pour le boulot alors j’ai besoin de déconnecter le soir et le week-end. Et puis j’ai autre chose à faire que d’être connectée en permanence !

Ton réseau social préféré ? Pourquoi ?

Je n’ai pas vraiment de réseau social préféré car ils ont chacun leur intérêt. Facebook et Twitter sont très bien pour partager des infos et mes billets. C’est là que j’ai le plus d’interactions. J’aime aussi beaucoup Instagram car il n’y a que des photos. On y voit donc de très belles choses et j’y découvre des artistes.

Ton rapport au Street Art

Ta première expérience avec le street art ? Où ?

Ma première expérience c’était avec les œuvres de Fred le Chevalier il y a plusieurs années. Il collait beaucoup d’œuvres dans le coin de Bastille (quartier où je me baladais beaucoup). J’ai bien aimé l’idée de croiser ses personnages au coin des rues et de le reconnaître.

Tes 3 street artists préférés ? Pourquoi ?

Seulement trois ?!!! Impossible. J’en aime plein car c’est un art très varié. Chaque artiste a son univers, sa façon de travailler. J’ai bien sur une certaine affection pour certains des artistes que j’ai rencontrés pour mes portraits comme Codex Urbanus, Zapata, IZa Zaro, Théo Lopez, Stew, Doudou’Style, Kouka, Cap Phi. Alors je suis leur travail de très près et je suis toujours enchantée de les rencontrer.

Mais si on ajoute les artistes dont j’aime le travail mais que je ne connais pas la liste serait vraiment trop longue.

Ton meilleur endroit pour voir du street art en France ? A l’étranger ?

Je dirais Paris car il s’y passe vraiment beaucoup de choses en matière d’art urbain et que certains quartiers sont vraiment géniaux pour se balader et découvrir le street art. Je conseille d’ailleurs le guide de Stéphanie Lombard « Guide du street art à Paris » à tous ceux qui voudraient découvrir Paris autrement que dans des parcours classiques.

Le 13e arrondissement en particulier est une mine d’or pour tous les amoureux d’art urbain. (Voir mon interview de Wonder Brunette)

Carte Blanche de Miss Acacia

La carte blanche de la blogueuse Street Art Miss Acacia

J’avoue que je ne savais pas trop de quoi j’allais parler pour cette carte blanche. Un artiste en particulier c’était compliqué car je n’aurais pas su lequel choisir. Alors j’ai décidé de parler de cet interview ! En répondant à tes questions je me suis retrouvée de l’autre côté du miroir.

C’est assez étrange comme expérience. Jusque-là c’est moi qui posait les questions aux artistes. Maintenant je réalise que ce que je leur demande n’est pas simple. Parce que bon, à moins d’avoir un égo sur-dimensionné, c’est quand même un peu bizarre de parler de soi.

Enfin, en tous les cas, moi je n’en ai pas l’habitude ! C’est un peu comme si on sortait de soi pour se regarder d’en haut… Oups je vais faire peur là non ? Je vous assure je ne suis pas du tout schizophrène. Merci Guillaume pour cet exercice ! Ça m’a obligée à réfléchir à pourquoi je fais tout ça et j’ai trouvé ça plutôt sympa.

Encore un très grand merci à Miss Acacia d’avoir participé à ce petit interview sans prétention. Tu peux la suivre sur Twitter (@GrainedAcacia) et sur Instagram (@missacacia4).

Le savais-tu ? Chaque article me prend entre 3 et 4 heures de travail, soit 31,32€ au SMIC horaire net.  Je m’en fiche royalement car j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire cet article pour toi. Pour m’encourager, laisse-moi un petit commentaire sur cet article et partage-le avec un ami qui aime le street art. Cela ne te prendra que quelques secondes et cela me fera extrêmement plaisir. En plus, cela aidera mon site a être mieux classé dans Google.

Guillaume Servos

A Toi, Que penses-tu de mon interview avec Miss Acacia ?

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