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Tu es passionné par la photographie, mais tu cherches quelque chose de plus, quelque chose qui va au-delà du simple cliché ? Prépare-toi à plonger dans un univers où la photographie devient une forme d’art thérapeutique. Découvre l’interview exclusive de Benjamin Hanachowicz, le photographe qui révolutionne le portrait intime. Il ne se contente pas de capturer des images ; il transforme des vies. Intrigué ? Lis la suite et découvre comment Benjamin utilise son objectif pour révéler la beauté cachée en chacun de nous. C’est plus qu’une interview, c’est une révélation. Et n’oublie pas, tu as aussi la chance de plonger dans mes interviews exclusives avec :

Présentation de Benjamin Hanachowicz

Peux-tu te présenter en quelques lignes pour ceux ou celles qui ne te connaîtraient pas encore ?

Hello, je m’appelle Benjamin Hanachowicz.

Je suis photographe spécialisé dans le portrait intime, qu’on appelle aussi le Boudoir. C’est une manière de célébrer l’humain dans son intimité, de lui offrir une vision différente de celle que renvoie le miroir et parfois l’aider renouer d’affection pour son image.

Une partie du métier s’apparente à de la photothérapie, car d’après les témoignages de mes clientes, cela a vraiment transformé leur vie et leur rapport au corps. Certaines me disent qu’elles reviennent parce que ça coûte moins cher que le psy et que c’est plus efficace. Une autre partie, c’est vraiment la célébration de soi, mettre ses envies ou ses besoins au cœur de ses priorités et s’offrir un moment pour soi. À côté du Boudoir, je forme des photographes via la FineArt Académie et nous sommes aujourd’hui la 1 ère communauté française de photographes de portrait intime.

Présentation de Benjamin Hanachowicz
Crédit : Benjamin Hanachowicz

Ton rapport à la photographie

Peux-tu nous raconter comment tu as commencé la photo ?

J’ai commencé en empruntant les appareils de mes amis, et à faire des macros de fleurs ou d’insecte, juste découvrir le matériel en fait. Et puis, j’ai cultivé ce hobby et j’ai acheté mon 1er boîtier avant mon Master aux USA dans le but de documenter mon voyage via un blog photo pour ma famille.

Son rapport à la photographie
Crédit : Benjamin Hanachowicz

Comment as-tu appris la photo ?

En autodidacte essentiellement. À l’époque, je ne connaissais pas les tutos sur Youtube ni les formations en ligne. J’ai juste appris le mode manuel avec la pratique. J’ai shooté encore et encore jusqu’à maîtriser un peu mieux mon boîtier. En fait, j’ai fait 1 seul workshop avec modèle pro avec @zieniuphoto qui au final m’a surtout mis sur la bonne voie pour la partie business plus que pour la direction de modèle.

Comment a-t'il appris la photo ?
Crédit : Benjamin Hanachowicz

Comment définirais-tu ton travail ?

Je dirais qu’il penche plus du côté sensuel/glamour, tout en restant pudique et élégant. Même dans mes clichés les plus érotiques, j’ai du mal à aller au frontal. C’est toujours censuré plus ou moins naturellement par le cadrage ou la composition. J’aime que ce soit beau, suggestif, que ça évoque une émotion ou que ça raconte une histoire plutôt que de montrer des culs ou des seins de manière frontale.

Combien de temps passes-tu par mois à shooter ?

En 2021 j’ai réalisé entre 3 et 5 shootings par semaine, donc c’était un rythme chargé, mais en 2022, je réduis à 2 séances par semaine, 3 maximum. Donc entre 6 et 10 shoots par mois. Et une séance représente environ 1 h 30 de shooting et le reste, c’est le temps avec la cliente ou la postproduction.

Le nombre de shooting par mois de Benjamin Hanachowicz
Crédit : Benjamin Hanachowicz

Comment choisis-tu tes modèles ? Tes lieux de shoots ?

Je n’ai aucun critère de sélection, ce sont les clientes qui viennent à moi et non pas moi qui choisis des profils spécifiques. Je ne propose plus de collaborations en boudoir, donc je ne travaille plus avec des modèles. Après, quand c’était le cas, je n’avais pas vraiment de critères. On échangeait via Instagram autour d’un projet et les rencontres se faisaient ainsi ou via le cercle d’amis.

Le choix des modèles de Benjamin
Crédit : Benjamin Hanachowicz

Peux-tu nous décrire le déroulement d’un shooting ? As-tu des astuces pour mettre à l’aise tes modèles ?

Je dirais que la communication est essentielle pour créer une relation de confiance et d’aisance. Je me rends toujours disponible pour les rencontrer au préalable si besoin. L’objectif est d’éliminer au maximum l’inconnu et qu’elle puisse visualiser/se projeter dans sa séance. En amont, il y a un gros travail de préparation de la séance et le jour J, on fait un dernier point sur le déroulement de la séance, m’assurer qu’elle est prête et n’a plus de questions.

Si elle a décidé de faire une mise en beauté, cela se passe avec une maquilleuse pro. Ensuite, on regarde ensemble les tenues qu’elle a apporté, voir ce qui lui va le mieux, éventuellement faire les essayages et choisir ce qu’elle portera. Ensuite, on shoote, je la guide de A à Z dans les poses et les attitudes. Je lui montre l’aperçu sur le boîtier au fur et à mesure donc si quelque chose ne va pas on corrige le tir. C’est un travail qui se fait à 2.

Une fois que j’ai assez de clichés à lui présenter, je la fais patienter 15-20 minutes, le temps que je trie, traite et exporte les 30-50 meilleures images de la séance. Je lui présente ses clichés dans un diaporama et ensuite elle fait la sélection des photos qu’elle veut acheter. Je délivre les photos finales en téléchargement sur Google Drive. Et c’est tout ! Pas de photoshop.

Le déroulement d'un shooting avec Benjamin Hanachowicz
Crédit : Benjamin Hanachowicz

Quels conseils donnerais-tu à un(e) photographe débutant(e) ?

Pratiquer, pratiquer, pratiquer ! C’est en utilisant son matériel que l’on apprend à le maîtriser, et que l’on découvre ce qui nous convient et ne nous convient pas. Aujourd’hui, je sais valoriser le corps en photo parce que j’ai passé des années à shooter et à trouver ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et pourquoi. Et aussi de s’éduquer sur la partie technique pour ne pas acheter n’importe quoi, car c’est un hobby qui coûte cher !

Il y a un matériel adapté à chaque usage, avec ses contraintes et ses avantages. Il suffit de savoir quel paramètre influence quel résultat dans l’image pour investir dans le matériel qui sera le plus pertinent, pas forcément le plus cher ou le plus récent.

Les conseils de Benjamin pour un débutant
Crédit : Benjamin Hanachowicz

Qui sont les photographes qui t’inspirent ?

Clairement, j’adore tout ce que produit @nelbrodrigues / @nelb.jr que ce soit dans les nus ou dans la photo de rue ou la mode… J’aime énormément la sensibilité de @zieniuphoto qui a toujours un rendu chic et élégant, tout en restant dans l’univers du glamour. Je trouve le rendu de @ivanov.ph_ vraiment très doux et poétique parfois. Sinon, je suis fasciné par le rendu très cinématographique de @interph_one que je serais incapable de reproduire !

Peux-tu nous partager ta meilleure expérience de shooting ?

Olala, il y en a tellement !

Je dirais que la meilleure expérience de shoot, c’est quand elle prend conscience dès la 1ère photo sur le boîtier, qu’elle n’a rien à envier aux mannequins photoshoppés des magazines. Vraiment ce 1er cliché qui provoque toujours une réaction forte “oh punaise, c’est pas moi. C’est fou” ça, c’est toujours magique. Et lors d’un des premiers workshops, la cliente n’a pas un physique exceptionnel. C’est une madame tout le monde, et elle n’arrive pas coiffée pas maquillée.

Je vois dans le regard de mes élèves toute l’appréhension qui s’accumule, le doute sur ce qu’ils vont être capable de faire. Puis se passe la mise en beauté qui a vraiment révélé son côté femme fatale et glamour, et ensuite la séance où elle a vraiment trouvé de l’assurance et vécu l’expérience à fond. Et le meilleur moment, c’est quand les élèves ont constaté par eux même à quel point le boudoir est transformatif, à quel point l’impact est fort, visuellement d’une part mais aussi dans le ressenti de cette femme qui s’est prise au jeu et a gagné en assurance. C’était une vraie satisfaction de voir qu’ils comprenaient vraiment la démarche, à quel point c’est humain et bien au-delà de juste faire des clics.

Ta pire expérience ?

La fois où c’est ma fiancée Spicylittlepepper qui a dû assurer le shooting à ma place ! Ma cliente avait 2 h de route et était déjà à mi-chemin lorsque j’ai eu des crampes d’estomac. Je suis tombé vraiment malade et c’était trop tard pour annuler. Heureusement, Pepper maitrisait déjà un peu le matériel et connaissait bien les lieux, les poses, les cadrages et est douée, donc elle a pu assurer et sortir des clichés vraiment pro ! Mais je me sentais vraiment mal vis à vis de la cliente, c’était horrible !

Quel photographe me conseillerais-tu d’interviewer ? Quel(le) modèle ?

Je pense que @instant.cozy mérite plus de reconnaissance pour son travail lumineux et doux ! Et je trouve que @guillaume_liberty_photographie et @melissa__klaus sont à découvrir de toute urgence.

Ton rapport aux réseaux sociaux

Que penses-tu des réseaux sociaux ? Comment les utilises-tu ?

Tweeter = cancer ! Vraiment je n’arrive pas à m’y faire ! Par contre, j’utilise énormement Instagram. C’est vraiment mon outil de travail principal. Je réponds à tous les messages. Je lis tous les commentaires et les réactions. C’est vraiment là où je passe le plus de temps, mais bizarrement très peu pour consulter les photos. Je ne regarde vraiment que très peu le feed. Je suis constamment dans les messages. D’ailleurs, j’ai entrepris de me désabonner de tous les comptes persos pour ne garder au final que les comptes pro qui m’inspirent. Mais comme je me suis abonné a plus de 1000 comptes, c’est long de faire le tri.

Street Art Addict

Combien de temps en moyenne chaque jour ?

L’application me dit que j’y passe en moyenne 1 h 23min, mais à mon avis, on est à plus de 2 heures facilement. Là, c’était les vacances, c’est pour ça.

Ton réseau social préféré ? Pourquoi ?

Instagram parce que c’est le seul réseau social intuitif pour la photographie. Malheureusement, ça tend vers la vidéo et un remake de TikTok, mais jusqu’à présent c’est la seule interface vraiment facile d’accès pour la photo et avec une audience large et utile. Après, il existe plein d’autres RS plus adaptés à l’image, mais avec une trop petite audience.

Ton rapport au voyage

Tes 3 coups de cœur en France ? Pourquoi ?

  • Lyon : Meilleure ville de France, avec toutes les activités culturelles et de loisirs sans la démesure et les contraintes des trop grandes villes comme Paris.
  • Nice : je n’ai pas du tout accroché la mentalité du sud, mais j’avoue que le cadre de vie était plutôt agréable au bord de la mer.
  • Charbonnières-les-Bains : la ville où j’ai grandi.

À l’étranger ?

Pour y vivre, je dirais Vancouver ou San Francisco. C’est un cadre de vie vraiment agréable tout en étant de vraies grandes villes, mais pas dans l’excès comme New York. Pour y manger, je dirais Tokyo pour les sushis ou Kansas city, la capitale du barbecue ! Pour les vacances, je dirais Koh Tao (Thaïlande). C’est vraiment un monde à part et un autre rythme.

Comment prépares-tu tes voyages ? As-tu des rituels avant de partir ?

Je prends toujours plus que nécessaire et je me retrouve encombré. J’ai pour rituel de TOUJOURS avoir l’impression que j’oublie quelque chose ! Vraiment, je ne sais pas partir en voyage sereinement.

Ton prochain projet de voyage ? Pourquoi ?

Je voudrais emmener ma chérie en Thaïlande pour lui faire découvrir la culture, la gastronomie et surtout le farniente (et les street food market). Après, je crois qu’on va d’abord aller rendre visite à mon frère à Vancouver car à terme, c’est peut-être là qu’on déménagera.

La carte blanche de Benjamin Hanachowicz

On me demande encore souvent quel matériel j’utilise et j’ai toujours envie de répondre que ce n’est pas le matériel qui fait la photo, mais d’un autre côté, il y a aussi des contraintes techniques avec tel ou tel objectif/boitier. Donc, je voudrais souligner l’importance de s’éduquer sur les bases techniques quand on commence pour ne pas acheter n’importe quel matos trop cher et continuer à faire des photos nulles. De plus, quand je vois les progrès des membres de FineArt Académie, je pense que c’est aussi très pertinent de se former auprès des grandes figures de son métier.

Que ce soit dans le boudoir comme dans l’art culinaire ou le portrait ou la photo de rue, trouvez les artistes qui vous inspirent et posez des questions, suivez leurs formations. Au final, vous gagnerez énoooormement de temps et d’argent, surtout si votre objectif est de vous professionnaliser. En plus, je ne dis pas cela pour vendre ma sauce, mais parce que je l’ai vécu et que je le vois encore tous les jours aujourd’hui.

Où retrouver Benjamin Hanachowicz ?

Tu peux retrouver Benjamin Hanachowicz sur :

À toi, une question à poser à Benjamin Hanachowicz ?

Voilà, tu viens de découvrir les coulisses d’un art qui va bien au-delà de la simple photographie. Benjamin Hanachowicz nous a ouvert les portes de son univers, où chaque cliché est une célébration de l’humain dans toute sa complexité. Si cette interview t’a inspiré, n’hésite pas à la partager et à poser tes questions dans les commentaires. Reste connecté pour d’autres rencontres fascinantes qui te feront voir le monde à travers un nouvel objectif. À très vite !

Avec Benjamin Hanachowicz, Photographe Portrait Intime et Boudoir