Découvre comment le street art s'inspire des principes du design (et inversement). Au menu : inspiration, innovation, simplicité, empathie.

4 Principes du design appliqués au street art

Temps de Lecture : 6 minutes

Découvre comment le street art s’inspire des principes du design (et inversement). Au menu : inspiration, innovation, simplicité, empathie…

Dans cet article, je ne parlerai pas des tags haineux. Je parlerai uniquement de street art et graffiti.

Il est bien loin le temps où la société assimilait les artistes à des délinquants de banlieue. En terme d’innovation et de création, nous avons encore beaucoup de choses à apprendre des street artistes.

Inversement, les street artistes se nourrissent aussi énormément des réseaux sociaux, de l’urbanisme, de l’architecture ou du design.

#1 Simplicité, l’art de faire simple

Même si c’est moins le cas maintenant, les street artistes doivent souvent peindre rapidement, surtout quand ils n’ont pas toutes les autorisations requises.

le principe de simplicité en street art et en design

Street art à Brick Lane (Londres)

Dans ce cas, ils n’ont que quelques minutes. Ils doivent transmettre leur message avec seulement quelques traits de peinture…

En lisant une interview de Ralph Gillies (directeur du Design pour le groupe Fiat-Chrystler), il racontait comment dans certaines écoles de design, les étudiants devaient dessiner une voiture avec seulement trois traits.

Essaie chez toi, c’est loin d’être facile. Surtout, si comme moi, tu es nul en dessin !

N’oublie pas : seulement trois traits…

Qu’est ce que l’essence du Design ?

Souviens-toi de la promesse du premier Iphone : Your life in your pocket (Votre vie dans votre poche).

L’un des grands principes du design est de rester simple, épuré et concis.

Quand tu es en mode création, tu :

  • Crées d’abord sans réfléchir ;
  • Jettes sur le papier tout ce qui te passe par la tête ;
  • Relèves ensuite la tête et tu tentes de trouver une idée centrale pour structurer tes pensées ;
  • Passes alors en mode édition ;
  • Supprimes les éléments superflus.

Dans mon travail de consultant en marketing digital, je fais cela. Quand j’écris un article sur mon blog, je suis également cette démarche.

J’imagine que tu fais également cela quand tu crées quelque chose. Bref, dès que nous faisons un travail créatif, nous passons par ces différentes phases (sans même nous en rendre toujours compte).

#2 Etre en symbiose avec son environnement

street art et design

Street art à Lyon

La force de ce street art est son intégration avec les éléments architecturaux : remarque les grilles d’aération en bas. Au départ, c’est tellement bien fait que tu ne réalises pas. Puis, tu te poses et tu réalises que tout était intentionnel.

Note comme les artistes ont ce don de sublimer les contraintes pour les transformer en « chef d’oeuvre ».

Souvent, sans s’en rendre compte, ils puisent dans certains grands principes du design comme :

  • Équilibre,
  • Harmonie,
  • Mouvement directionnel.

Par exemple, regarde la Fallingwater House du célèbre architecte américain Franck Lloyd Wright. Tu as littéralement l’impression que sa maison est là depuis toujours !

Le design, les matériaux, son emplacement, tout contribue au succès de l’une des plus célèbres maisons des Etats Unis. Pour Wright, l’être humain est au cœur de la nature. Il a donc opté pour une approche très « biologique » dans son design.

#3 L’art de raconter une histoire (storytelling)

Contrairement au dessin, les street artistes apportent de la profondeur à leur travail avec l’utilisation de la lumière et des ombres.

Quand le street art raconte des histoires , storytelling et design

Street art d’Alice Pasquini à Camden

Quel est l’équivalent de la profondeur dans le monde des entreprises ? Les histoires.

Les leaders et les innovateurs les utilisent pour motiver et susciter des émotions fortes.

Par exemple, Walt Disney a mis à l’écran des histoires en créant un univers dans lequel chaque famille pouvait se créer la sienne. Les histoires nous unissent.

Dans son discours « I have a dream« , Martin Luther King dépeint une image pour rassembler et galvaniser son public. Les histoires nous rendent meilleurs.

Street art ou l’art de choisir l’histoire que tu veux transmettre

Quelle est l’histoire de ta création ? De ton street  art ?

Si tu ne peux pas articuler ton récit, ton travail ne sera pas tout à fait complet.

Tu dois identifier l’histoire que tu veux raconter.

Ensuite, laisse ton histoire s’exprimer à travers les couleurs, tes personnages…

Enlève tout ce qui peut affaiblir ton histoire. Comment ?

Si cela ne fait pas avancer ton message, interroge-toi sérieusement si tu ne peux pas le supprimer. En réalité, la partie vraiment compliquée est de savoir si ton histoire va toucher ton public.

#4 Le style et la forme comptent

Je dois te faire une confession : j’ai des difficultés à déchiffrer les graffitis.

la différence entre les tags et le graffiti, street art et design

Graffiti sur l’île de Nantes (France)

Et toi, tu connais la différence entre tag et graffiti ?

Quand tu peux déchiffrer la signature ou le logo de l’artiste, c’est du tag.

Après, le tag est souvent associé à un acte de vandalisme alors que le graffiti est considéré comme une forme d’art urbain. Personnellement, je trouve la frontière plutôt floue.

Peu importe, je suis sûr que tu as déjà été touché par les couleurs ou la calligraphie d’un graffiti.

Il faut dire que visuellement, certains déchirent.

C’est là que tu te rends comptes que la forme et le style comptent pour nous. Les graffitis peuvent créer en nous des émotions très puissantes.

Souviens toi la première fois que tu as vu une Ferrari. Tu ne pensais pas qu’une voiture pouvait être comme ça. Quelle révélation de voir qu’il y avait autre chose que la Renault Kangoo familiale

Le design est (parfois) la manière d’interagir avec ton public.

N’aies surtout pas peur de casser les codes, cela peut rendre ta création plus forte !

Quand je fais des recommandations pour mes clients, je me rends souvent compte que la forme prime sur le contenu. Une bonne idée ne suffit pas.

Le choix des mots compte (copywriting). La présentation visuelle des idées compte ! Tu dois maîtriser l’art de formuler et de reformuler…

Les street artistes font également cela. La plupart travaillent avec des carnets à dessin jusqu’à ce que le rendu soit suffisamment bon pour passer à l’étape du mur.

En résumé, design et street art

Peu importe que tu écrives, peignes un mur ou conçoives un business plan, tu peux gérer tes projets créatifs avec ces principes.

Quand tu fais simple, que tu es en symbiose avec ton environnement, que tu racontes une belle histoire et que tu soignes la forme, les résultats dépassent souvent tes propres attentes.

Es-tu prêt (e) à sortir du cadre ? Think out the box…

Le savais-tu ? Chaque article me prend entre 3 et 4 heures de travail, soit 31,32€ au SMIC horaire net.  Je m’en fiche royalement car j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire cet article pour toi. Pour m’encourager, laisse-moi un petit commentaire sur cet article et partage-le avec un ami qui aime le street art et le design. Cela ne te prendra que quelques secondes et cela me fera extrêmement plaisir. En plus, cela aidera mon site a être mieux classé dans Google.

Guillaume Servos

A Toi, Que penses-tu de cet article sur le street art et le design ?

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Ne me laisse pas toute seule !

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