Découvre mon interview avec la modèle photo Fiona Spykes. Au menu : son rapport à la photographie, aux réseaux sociaux, au voyage et sa carte blanche.

Interview avec la modèle Fiona Spykes

Temps de Lecture : 9 minutes

Découvre mon interview avec la modèle photo Fiona Spykes. Au menu : son rapport à la photographie, aux réseaux sociaux et au voyage.

Chaque mois, je te propose une rencontre avec une personne pour laquelle j’ai eu un coup de cœur.

Selon mon invité, l’interview s’articule autour de la thématique de la photographie, du voyage, du street art, du marketing ou des réseaux sociaux.

Avant que j’oublie, tu peux également découvrir mes interviews avec :

Pour cet épisode 48, je te présente Fiona Spykes (fionaspykes.book.fr/), modèle photo sur Paris qui a grandi sur l’île de la Réunion.

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Présentation de Fiona Spykes

Peux-tu te présenter en quelques lignes pour ceux ou celles qui ne connaîtraient pas encore ?

Je m’appelle Fiona Spykes.

j’ai bientôt 23 ans et je suis modèle photo sur Paris. Originaire du sud de la France, j’ai grandi sur l’île de la Réunion.

Cela fait maintenant 6 ans que je me suis lancée dans la photo, et j’ai commencé le dénudé et le nu lors de mon arrivée sur Paris en septembre 2018.

En ce qui concerne mes autres passions, je suis fan des cultures chinoise et japonaise. J’ai vécu plusieurs fois en Chine et je rêve d’y retourner.

J’aime également beaucoup la musique électro et j’aimerais bien commencer à mixer.

Et bien sûr les voyages !

Ton rapport à la photographie

Peux-tu nous raconter comment tu as commencé à être modèle ?

J’ai commencé à poser à l’âge de 16 ans pour une amie qui faisait de la photographie. Portrait, mode…

Ensuite, nous avons été repérées toutes les deux par une photographe de l’île Adeline Law Leung (photo ci-dessous extraite de mon premier shooting). Nous avions fait un super shooting duo.

La photographe Adeline Law Leung et la modèle Fiona Spykes
Crédits : Adeline Law Leung (photographe) et Fiona Spykes (modèle)

Les propositions se sont ensuite multipliées et j’ai enchaîné les shootings jusqu’à mes 20 ans.

Que ressens-tu quand tu es seule face à l’objectif ?

Je ne ressens rien mis à part une confiance en moi et du sérieux. La photo me permet de me vider la tête littéralement.

Fiona Spykes

Lorsque je pose, je ne pense plus à rien excepté à mon corps, mes expressions, comment puis-je m’améliorer, comment puis-je mieux capter l’attention…

Que ressens-tu quand tu vois les photos de toi suite à un shooting ?

Je me rappelle qu’après mes premiers shootings lingerie et nu, je n’arrivais pas à croire que c’était moi sur les photos !

C’est toujours le cas lors des shootings avec des photographes extraordinaires que je fais. Je ressens alors un peu de fierté. Parfois, il m’arrive aussi d’être déçue, de me dire que j’aurais pu mieux faire.

Quel est ton rapport à ton corps ? A la nudité ?

Vers mes 18 ans, j’étais très complexée. Je sais que ça sonne un peu bateau de dire ça, mais la photo (et surtout la photo de nu) m’a vraiment libéré de tous ces complexes.

J’avais déjà réussi à faire un travail sur moi-même et à m’accepter, poser n’a fait qu’accélérer les choses.

Désormais je m’assume totalement, et je trouve la nudité libératrice pour moi.

Quelles sont tes limites en matière de photo ?

Tout ce qui touche à des pratiques ou fétichismes sexuels. Des photos de mes pieds, le porn art…

Des propositions qui reviennent souvent et dont je ne trouve aucun intérêt.

Peux-tu nous décrire le déroulement d’un shooting ?

Avant le shooting, je discute avec le photographe du thème et des inspirations. Nous convenons d’une date ensemble.

En général, lors du shooting, on papote un peu car je suis assez bavarde et intéressée de tout !

Souvent, j’aime bien apprendre à connaître la personne. Les shootings durent environ 3 h. Lorsque cela dépasse 3 heures, je suggère d’arrêter car je n’ai plus rien à proposer d’intéressant et la fatigue se fait ressentir.

As-tu des astuces pour être à l’aise devant l’objectif ?

J’espère que ce que je vais dire ne va pas sonner présomptueux, mais je pense qu’être modèle photo ne s’invente pas.

Selon moi, il faut déjà avoir un certain charisme et une certaine attitude afin d’être à l’aise devant l’objectif.

Fiona Spykes

Je parle dans le cas où la personne veut devenir modèle, je ne parle pas des gens qui font un shooting pour le fun une fois dans leur vie.

En ce qui concerne ce dernier, mon conseil serait de se vider la tête et de se dire qu’il faut profiter à fond de cette expérience.

Quels conseils donnerais tu à un(e) modèle débutant(e) ?

Un conseil que je pourrais donner : RENSEIGNE-TOI !

Il y a tellement de faux-tographes et de pervers… Demande conseil à des modèles qui ont shooté précédemment avec lui/elle pour savoir si la personne est réglo.

Si tu as le moindre doute, si la personne te fait des allusions, est trop insistante ou si tu ne le sens pas : annule. Il faut se faire confiance et faire confiance à son instinct.

Fiona Spykes

Que souhaites-tu montrer à travers tes photos ?

Je ne souhaite pas tomber dans les discours bateau du style “je souhaite représenter la libération de la femme”, bien que je soutienne cette cause évidemment.

A travers mes photos, je souhaite montrer de quoi je suis capable, partager mon univers, mes envies, ma vision de la Beauté, le fait que je m’assume et que j’assume l’image que je transmets.

Fiona Spykes

Qui sont les photographes qui t’inspirent ? Avec quel photographe rêves-tu de shooter ?

Je ne suis pas un ou des photographes en particulier pour des inspirations.

C’est souvent un cliché en particulier qui retient mon attention, je ne regarde pas forcément qui l’a pris. Mais j’adore ce que fait :

En France je rêverais de shooter avec Céline Andréa (c’est un peu mon “goal”), Emmanuel Grignon (@emmanuel_grignon), Alex Craig (@alexcraigpics) et Gil Vicente également.

A l’étranger, ce serait un kiff ultime que de shooter avec Velvetangels (@velvetangels_vancity) au Canada, et Solène Ballesta (@soleneballesta) au Japon.

Peux-tu nous partager ta meilleure expérience de shooting ?

Je n’arriverais pas à choisir MA meilleure expérience car j’ai la chance de les collectionner !

Pour les photographes, je ferais une mention spéciale à Elux Photography (@elux.photography) qui m’a lancé dans le nu et la lingerie, et avec qui je teste plein de choses (et qui arrive à supporter mes délires et ma folie !).

Crédits : Elux Photography (photographe) et Fiona Spykes (Modèle)

Egalement un gros big up à Rudolphoto (@rudolphotooo) (photo de couverture de l’article) et Russel (@russel_still_shooting) avec qui je partage énormément (projets et vie perso), qui ont été des supers rencontres et qui sont finalement devenus des très bons potes.

Avec ces trois photographes, nous partageons beaucoup d’envies, de projets. Ils m’ont énormément aidé à m’améliorer. A chaque fois, le rendu de nos shootings est extraordinaire, super bonne synergie.

Crédits : Russel (photographe) et Fiona Spykes (modèle)

J’ai eu la chance également de rencontrer des personnes supers à travers la photo comme la modèle Victoire de Blasset de qui je suis devenue très proche. Bientôt une rencontre organisée avec Juliette Alenvers et Juliette Hardy, j’ai hâte !

Ta pire expérience (Il n’y a pas d’obligation, c’est comme tu veux) ?

J’ai eu la chance de ne pas avoir vécu de mauvaise expérience jusqu’à présent (je touche du bois). Je fais très attention avec qui je shoote dorénavant.

Mais il est vrai qu’il m’est arrivé récemment de ne pas être satisfaite du rendu d’un shooting…

Maintenant, je suis peu ouverte aux collaborations. Lorsque je le fais, j’essaie d’être convaincue par l’univers photographique de la personne en face. Or, pour cette fois-là, le rendu n’a pas été à la hauteur de mes espérances…

Il m’est arrivé aussi d’attendre plus de 3 mois pour avoir mes photos, alors que le photographe continuait de shooter et de poster ses récents shootings…

Dans ce genre de situation, on se sent légèrement mis à la trappe, surtout quand le photographe t’ignore…

Quel photographe me conseillerais-tu d’interviewer ? Quel(le) Modèle ?

Je te conseillerais d’interviewer Elux Photography et Rudolphoto car je pense qu’ils ont tout deux la chance d’avoir développé un univers magnifique.

En modèle, pourquoi pas Marion (@mawphoebus) car j’adore ce qu’elle fait, et elle a l’air aussi funky que moi !

Ton rapport aux réseaux sociaux

Que penses-tu des réseaux sociaux ? Comment les utilises tu ?

J’admets être accro à Instagram, surtout depuis que j’ai lancé ma page professionnelle.

Je passe énormément de temps dessus pour échanger avec les photographes et modèles et pour publier mon travail. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose et j’essaie parfois de décrocher car cela me fait souvent monter en pression.

Quand je reçois pas mal de messages et que je ne réponds pas immédiatement, les gens me pressent comme si tout leur était dû. Cette mentalité m’épuise parfois.

Il y aussi les gens qui pensent que ma page est une page Meetic, les dickpics… Un peu le darkside de la plateforme et du fait de s’afficher publiquement.

Pour le reste, j’utilise Facebook et Whatsapp pour ma vie privée.

Combien de temps en moyenne chaque jour ?

Si je combine, je dirais que cela varie entre 2 et 4 heures. Cela dépend également des jours.

Ton réseau social préféré ? Pourquoi ?

Je préfère Instagram car c’est sur ce réseau que je gère ma page professionnelle. Je peux aussi discuter avec plus de monde et avoir accès à plus de contenu intéressant.

Ton rapport au voyage

Tes 3 coups de cœur en France ? Pourquoi ?

Je n’ai pas eu l’opportunité de visiter la France ayant déménagé jeune à la Réunion.

Mais si on devait compter les DOM-TOM justement, je dirais La Réunion comme destination de rêve !

A l’étranger ?

J’ai adoré :

  • La Chine pour sa culture, ses paysages et l’architecture complètement dépaysants. Ses habitants aussi. C’est un pays dont je suis fan.
  • L’Australie pour ses paysages, ses habitants et leur mentalité.

En tant que femme, je ne me suis jamais sentie aussi bien en sécurité que dans ces deux pays là.

Son rapport au voyage
12 Apôtres (Australie), crédit Pixabay.

Comment prépares-tu tes voyages ? As-tu des rituels avant de partir ?

Pas de rituel particulier.

Je prépare bien mes hôtels, séjours, et itinéraires et je n’aime pas l’improvisation. Je préfère planifier tout ce que je fais. La petite impro de temps en temps, c’est faisable. Mais pour le reste j’aime bien tout planifier au détail près et être sûre où je vais et comment.

Ton prochain projet de voyage ? Pourquoi ?

Mon prochain voyage sera sûrement le Japon afin de rejoindre ma meilleure amie qui va y vivre, et parce que c’est un des rêves de ma vie.

Où retrouver Fiona Spykes ?

Tu peux retrouver Fiona Spykes :

Un grand MERCI à Fiona pour sa confiance et sa disponibilté sur Instagram. J’ai découvert son compte par Victoire De Blasset et depuis, j’adore son travail de modèle.

Le savais-tu ? Chaque article me prend entre 3 et 4 heures de travail, soit 31,32€ au SMIC horaire net. Je m’en fiche royalement car j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire cet article pour toi. Pour m’encourager, laisse-moi un petit commentaire sur cet article et partage-le avec un ami qui aime la photographie. Cela ne te prendra que quelques secondes et cela me fera extrêmement plaisir. En plus, cela aidera mon site a être mieux classé dans Google.

Guillaume Servos

A toi, quelle question aimerais-tu poser à Fiona Spykes ?

Ne me laisse pas toute seule.

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