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Dans « L’essentialisme« , Greg McKeown nous aide à nous concentrer sur l’essentiel pour faire moins, mais mieux dans tous les domaines de la vie.

Franchement, cela faisait très longtemps que ce livre était dans ma liste « livres à lire » sur Goodreads et le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai vraiment pas été déçu par sa vision de l’essentialisme.

Pas d’introduction, on rentre tout de suite dans le vif du sujet. L’essentialisme se décompose en 4 grandes parties :

  • Essence (p 9 à p 73),
  • Examiner (p 73 à 129),
  • Éliminer (p 129 à p 185),
  • Mettre en œuvre (p 185 à 235).

Alors, le livre de Greg McKeown, on lit ou on zappe ? Avant que j’oublie, tu peux aussi découvrir :

L'Essentialisme (Greg McKeown) : on lit ou on zappe ?

Qui est vraiment Greg McKeown ?

Dans la bio de son blog, on peut lire que Greg McKeown a consacré sa carrière à découvrir pourquoi certaines personnes et équipes passent au niveau supérieur, et d’autres non. Bonne question, non ?

Diplômé de Stanford, il a notamment travaillé avec Apple, Google, Facebook, LinkedIn ou Salesforce. C’est aussi l’un des auteurs les plus appréciés de la Harvard Business Review.

Ce que tu vas trouver dans Essentialisme

L’essentialisme se décompose en 5 parties (avec l’appendice), 20 chapitres et 271 pages.

L’essence (partie 1)

Greg McKeown commence par comparer les 2 modèles.

Non-essentialiste

  1. Tout pour tout le monde, « je dois », « tout est important », « Comment trouver le temps de tout faire ? »,
  2. La quête effrénée du toujours plus, « paré au plus pressé », « Dit oui sans vraiment réfléchir », « S’y prend au dernier moment et doit donc forcer »,
  3. Mène une vie insatisfaisante, « Assume trop de responsabilités pour pouvoir fournir un travail de qualité », « Sentiment de perte de contrôle », « N’est pas sûr d’avoir réalisé l’essentiel », « Se sent débordé et épuisé ».

Essentialiste

  1. Moins mais mieux, « Je fais des choix », « Il y a très peu de choses vraiment importantes », « A quoi dois-je renoncer ? »,
  2. La quête méthodique de l’essentiel, « Prends le temps de déterminer ce qui est vraiment important », « Dit NON à tout sauf à l’essentiel », « Ecarte les obstacles au préalable, afin de faciliter l’action »,
  3. Mène une vie pleine de sens, « fait des choix qui lui permettent d’accomplir un travail remarquable », Sentiment de maîtrise », « Accomplit ce qui doit l’être », S’épanouit ».

PS : si tu n’établis pas tes priorités, quelqu’un le fera pour toi.

La quête effrénée du toujours plus

Pour y remédier, il nous invite à :

  1. Examiner, distinguer l’essentiel de l’insignifiant
  2. Éliminer, supprimer le superflu
  3. Mettre en œuvre, balayer les obstacles pour mieux avancer.

La capacité de choisir ne peut être confisquée ni offerte – elle peut seulement s’oublier.

Greg McKeown
Citation de Greg McKeown

À retenir

L’essentialisme est une façon d’être, de faire et de penser. Vivre en essentialiste implique de faire tomber 3 croyances profondément ancrées dans nos mentalités :

  • Je dois,
  • Tout est important,
  • Je peux tout mener de front.

Il les replace par 3 vérités fondamentales :

  • Je fais des choix,
  • Rares sont les choses vraiment importantes,
  • Je peux faire ce que je veux, mais pas tout.

Ces vérités élémentaires nous donnent la liberté nécessaire pour partir en quête de ce qui compte vraiment. Elles nous donnent la force de vivre en donnant le meilleur de nous-même.

On peut tenter d’ignorer la nécessité des sacrifices, mais on ne peut y échapper.

Greg McKeown
Citation extraite d'Essentialisme

Examiner : distinguer l’essentiel du superflu (Partie 2)

Paradoxalement, l’essentialiste a tendance à examiner davantage de possibilités que le non-essentialiste. Pourquoi ?

Parce que ce dernier saute sur toutes les occasions. Il réagit à tout ce qui se présente. Il est si occupé à saisir chaque opportunité et à creuser chaque idée qu’il ne prend pas le temps de vérifier si elle est judicieuse.

A contrario, l’essentialiste se consacre UNIQUEMENT aux quelques idées ou activités qu’il désire réellement développer. Il prend la peine de vérifier au préalable qu’il fait le bon choix.

Ironiquement, notre culture non essentialiste a tendance à envisager le temps libre, l’écoute, le jeu, le sommeil et la sélectivité, comme des distractions sans intérêt. Au mieux, on les considère comme quelque chose d’agréable. Au pire, on y verra une preuve de faiblesse ou de gaspillage.

L’essentialiste passe autant de temps que possible à :

  • Etudier,
  • Ecouter,
  • Débattre,
  • Remettre en question et penser.

À retenir

L’objectif de cet examen approfondi est de distinguer l’essentiel parmi la masse des choses insignifiantes. Notre priorité absolue est de protéger notre capacité à établir des priorités.

Éliminer : comment écarter le superflu ? (partie 3)

Cette partie nous explique comment écarter le superflu afin de donner le meilleur dans les domaines vraiment essentiels.

Concrètement, cela consiste après avoir exploré les différentes possibilités qui s’offrent à nous à NE PAS se demander « A quoi dois-je dire OUI dans ma liste de priorités ? », mais plutôt « Que suis-je prêt.e à éliminer ? »

C’est la question ESSENTIELLE qui mettra à jour nos vraies priorités et nous indiquera la meilleure vie à prendre pour nous et notre équipe.

Bref, c’est LA question qui :

  • Révélera notre véritable objectif,
  • Nous aidera à atteindre le meilleur niveau de contribution pour nous-même et pour notre organisation,
  • Nous donnera la clarté de vue nécessaire pour changer complètement la donne dans notre carrière et dans notre vie.

Réaliser : comment réaliser l’essentiel presque sans effort ? (partie 4)

Alors que le non-essentialiste aura tendance à forcer, l’essentialiste consacre le temps qu’il a gagné en éliminant le superflu à la conception d’un système qui facilite l’exécution du projet.

Une fois que tu sais quelles activités et quels efforts tu souhaites poursuivre, il te faut un système d’exécution.

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Par exemple, tu ne vas pas attendre que ton armoire déborde pour la vider. La tâche serait trop fastidieuse. L’idée est donc de mettre en place une routine qui permette de la maintenir en ordre presque sans effort.

Le non-essentialiste table sur le meilleur scénario et force au dernier moment, alors que l’essentialiste :

  1. Prévoit une zone tampon pour les événements imprévus,
  2. Se prépare au maximum.

Le non-essentialiste accumule les solutions de fortune et fait plus, alors que l’essentialiste élimine les obstacles afin de progresser et produit plus.

L’essentialiste produit plus – engendre plus – en choisissant d’ôter plutôt que de faire plus.

Greg McKeown
Citation de Greg McKeown

À retenir

Le non-essentialiste se donne un objectif ambitieux, mais n’obtient que de maigres résultats. Il cherche les résultats spectaculaires. L’essentialiste commence modestement, mais obtient des résultats significatifs. Il mise sur les petites avancées.

L’essentialiste se concentre dans le présent, réfléchit à ce qui est important ici et maintenant, savoure l’instant présent quand le non-essentialiste :

  • Se perd dans des réflexions sans fin sur le passé et el futur,
  • Réfléchit à ce qui était ou sera important,
  • S’inquiète du futur ou ressasse le passé.

Ce que j’ai aimé et moins aimé dans l’essentialisme

Ce que j’ai le PLUS aimé dans le livre de Greg McKeown

  • Le style direct de Greg McKeown,
  • Les illustrations et la typographie qui permettent de visualiser les éléments clés.
  • Les pages noires qui font la synthèse de chaque partie.

Ce que j’ai le MOINS aimé

J’ai beau chercher, rien !

Mon verdict

Pour moi, c’est LE livre à lire si tu veux mieux comprendre la philosophie autour du minimalisme et de l’essentialisme.

En plus, les principes du livre peuvent s’appliquer aussi bien aux freelances ou aux entrepreneurs qu’aux retraités débordés.

À retenir (et à partager)

Il faut s’échapper du quotidien pour se concentrer.

Greg McKeown
Citation extraite d'essentialisme

Et toi, que penses-tu de l’essentialisme de Greg McKeown ?

Tu es sur Pinterest ? Moi aussi ! Ne me laisse pas toute seule.

L'Essentialisme (Greg McKeown) : on lit ou on zappe ?