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Découvre la Street Art City de Lurcy-Lévis dans l’Allier entre Moulins et Nevers. Hôtel 128, libre expression artistique, résidence d’artistes.

Pour ma deuxième visite à la Street Art City, j’ai décidé de faire ce test complet en me mettant dans la peau d’un novice en street art. Toutes les photos que vous verrez dans cet article sont nouvelles. Avant que j’oublie, tu peux aussi découvrir :

Street Art City : on teste ou on zappe ?

Le concept de la Street Art City

La Street Art City est vraiment un lieu unique. Elle englobe un espace avec 22 000 m² de fresques, l’Hôtel 128 et une résidence d’artistes. Un couple passionné ne connaissant encore rien au street art il y a 5 ans porte cet incroyable projet !

le sublime street art coloré de Snake à la Street Art City de Lurcy-Lévis
Snake à la Street Art City

Hôtel 128 : un projet unique

L’hôtel 128 est le bâtiment le plus imposant de la Street Art City. Il hébergeait avant les anciens employés des PTT en formation. L’hôtel se répartit sur quatre étages. Chaque artiste s’approprie une chambre. Il a ensuite carte blanche pour exprimer toute sa créativité.

Pour avoir eu la chance de le visiter en avant-première, le projet est vraiment très original. Certains regretteront de payer en plus du prix de leur entrée (12 €) un supplément de 8 euros pour l’hôtel 128 (soit 20 € au total). Après quand on connait l’ambition et l’ampleur du projet, cela les mérite.

Galerie atelier

La galerie atelier est ouverte à tous. Contrairement à l’idée reçue, le passage du mur à la toile est loin d’être évident pour les artistes. Le changement d’échelle et de support souvent très perturbant pour les artistes. Pourtant, c’est le passage obligé pour les artistes souhaitant exposer en galerie.

Le passage du mur à la toile a été pour moi aussi assez perturbant. J’associe davantage le street art à une culture urbaine, underground, brute, loin des galeries froides. Au final, j’ai quand même bien aimé l’endroit. Pour les novices, l’espace est plus rassurant, plus conventionnel.

La galerie-atelier de la Street Art City

Street Art City : résidence d’artistes et lieu d’exposition

La Street Art City invite les artistes du monde entier à exprimer leur talent. Le gîte, le couvert et le matériel nécessaire à leur épanouissement artistique leur sont offerts. C’est également un lieu de rencontre et d’enrichissement mutuel pour les artistes.

Bref, novice ou passionné d’art urbain, tu seras immédiatement marqué par la diversité des œuvres, leurs qualités graphiques et leurs esthétismes propres. En plus d’être une résidence d’artistes, la Street Art City est également un lieu d’exposition temporaire. Cet été, j’ai eu la chance de voir la sublime exposition du street artiste français Zeso. Cet artiste a habité plus de dix aux Etats-Unis avant d’en être brutalement expulsé.

Zeso à la Street Art City
Exposition temporaire de Zeso (été 2017)

Les street artistes que tu verras

Tu verras les œuvres de plus de 50 artistes différents, hommes ou femmes venant de presque tous les continents. Parmi mes préférés, je peux aussi te citer Kaldéa, Alaniz, Carl Kenz, Caro Pepe, Snake, CosTwo…

CosTwo

Lors de ma première visite, j’ai également eu le privilège de voir CosTwo peindre. Revoir son travail fini, 5 mois après, m’a procuré le même plaisir. CosTwo est un artiste allemand très connu sur la scène street art. Il a notamment réalisé cette incroyable œuvre en seulement une semaine, uniquement à la bombe.

"La Belle et la Bête" de CosTwo
« La Belle et la bête » de CosTwo

Sane 2

Sane 2 est un artiste français, très actif dans le monde du tatouage. Comme l’indique la brochure distribuée à l’entrée (au passage, elle est très bien), l’œuvre relie passé, présent et futur en soulignant la nouvelle identité du bâtiment. Il puise notamment ses influences dans les scènes street art et graffiti parisien et new-yorkais.

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Sane 2
« La Locomotive » de Sane 2

Mosko

Le tigre de Mosko est lui exposé dans la galerie atelier. Pour avoir déjà croisé la route de Mosko, son travail me fascine. Mosko alias Gérard Laux a commencé à peindre ses animaux de la savane dans le quartier de la Moskowa, au nord du 18e arrondissement à Paris. Michel Allemand l’a ensuite rejoint. À eux 2, ils investissent progressivement la rue avec leurs pochoirs sous le nom de Mosko et Associés.

Leur seule ambition est d’être des militants du quotidien, des embellisseurs du cadre de vie comme ils aiment aussi dire. Pour en savoir plus, je te conseille également l’article d’Urbacolors.

Le tigre de Mosko
Le Tigre de Mosko

Bilan : faut-il vraiment aller visiter la Street Art City ?

Oui, oui, oui…

Que l’on soit fan de Street Art ou pas, la visite est incontournable. La grande force du site est qu’il soit en perpétuel changement. Les œuvres n’ont pas vocation à être permanents. Quand l’ensemble des murs de la City sera occupé, elles seront remplacées par d’autres.

La Street Art City concentre dans un petit périmètre un grand nombre d’artistes aux influences et aux sensibilités artistiques très différentes. Pour une personne non initiée, elle offre une formidable porte d’entrée dans la culture street art. Après, comme dans n’importe quel musée ou exposition, tu ne seras pas obligatoirement touché par tous.

Par contre, tu en ressortiras avec le sentiment d’avoir été le témoin d’un projet artistique unique.

Un bémol ?

Finalement, le seul petit bémol pourrait être le prix. Quand on est amateur d’art urbain, on n’a pas forcément l’habitude de payer pour voir des graffitis. Tout est souvent à disposition gratuitement directement sous nos yeux. 12€ pour la visite classique simple ou 20€ avec l’hôtel 128 représente un certain coût.

Après, je pense qu’il faut davantage le voir comme un don et / ou d’une campagne de  financement participatif (crowdfunding).

À toi, ton avis sur la Street Art City ?

Tu es sur Pinterest ? Moi aussi ! Ne me laisse pas toute seule.

Street Art City : on teste ou on zappe ?