Faut-il acheter le livre Street Art International de Lou Chamberlin

Test : faut-Il acheter le livre Street Art International de Lou Chamberlin ?

Temps de Lecture : 6 minutes

Découvrez mon test complet du livre de Lou Chamberlin sur les belles fresques de street art dans le monde. Je vous explique ce que vous trouverez dans Street Art International, les points forts, les points faibles et mon verdict.

Avant de commencer ce test complet de Street Art International, je voudrais remercier tout particulièrement mon Papa et sa compagne Fathia qui m’ont offert ce très beau livre pour Noël. La promesse du livre de Lou Chamberlin est de nous dévoiler les plus belles fresques du monde. A travers le livre, nous embarquons pour Varsovie, Londres, Tokyo, New York, Melbourne ou Santiago (Chili).

Mais, est-ce que la promesse du livre sera vraiment tenue ?

Présentation de Street Art International

Street Art International commence par un message d’avertissement qui reconnaît les droits moraux et le copyright des artistes dont les œuvres sont reproduites dans ce livre. J’avoue que c’est une question que je me suis souvent posé. Je ne suis pas spécialiste de droit mais sachez que ce n’est pas parce qu’une oeuvre est dans la rue qu’elle est libre de droit.

En principe, vous devez demander l’autorisation de reproduction aux artistes concernés, a fortiori quand il s’agit d’un usage commercial. Bref, refermons la parenthèse. Le livre se décompose en 5 grandes parties :

  1. L’Europe avec Londres, Bristol, Dublin, Paris, Berlin, Varsovie, Barcelone, Rome…
  2. L’Amérique du Nord avec New York ;
  3. L’Amérique du Sud avec Rio de Janeiro, Santiago, Valparaiso ;
  4. L’Asie avec Tokyo
  5. L’Australie et la Nouvelle-Zélande avec Victoria, Melbourne, Sydney, Perth, Adélaïde, Auckland…

Introduction au Street Art

Rassurez-vous, Lou Chamberlin ne prétend pas brosser un tableau exhaustif du street art dans le monde. La tâche serait bien trop colossale. Le street art est par nature souvent éphémère. Le livre est plutôt un instantané à travers les yeux de l’auteur.

Le street art puise ses origines dans le graffiti. Vous comprenez maintenant son côté subversif et éphémère. Le street art évolue surtout très rapidement. On parle tantôt d’art urbain, de post-graffiti ou de nouveau muralisme. J’avoue que, personnellement, toutes ces appellations n’ont pas beaucoup de sens. Je n’aime pas trop les étiquettes, je préfère les décoller !

Le street art est en général plutôt un phénomène associé à une ville. Il est habituellement associé à des quartiers avant-gardistes et plutôt branchés (exemple : Shoreditch à Londres). Le street art se concentre très souvent près des zones de transports (exemple : les voies ferrées) ou à fort trafic piétonnier même si l’inverse est aussi vrai. Avec l’embourgeoisement des centres-villes, il est aussi souvent repoussé en banlieue et aux quartiers périphériques.

L’Internationalisation du Street Art

Le street art est à la fois un mouvement international et une réflexion sur la communauté où il se situe

Lou Chamberlin

Le street art est très souvent un moyen de communication. Intelligent, provocateur, symbolique, ludique, métaphorique… A chacun de se faire sa propre définition, tantôt il provoque, tantôt il amuse.

Je ne sais pas si vous l’avez déjà remarqué mais les festivals street art ont tendance à se multiplier un peu partout en France au cours de ses dernières années. Le street art est considéré de plus en plus comme un vrai atout culturel avec l’essor des réseaux sociaux. Merci Instagram !

Les Points Forts du Livre de Lou Chamberlin

Avant de vous révéler ce que j’ai aimé dans Street Art International, je tiens juste à redire que je ne suis ni un critique littéraire ni un spécialiste de street art. Je suis juste un amateur éclairé qui a envie de partager un peu sa passion avec vous.

Les Photos

Quel plaisir de feuilleter ce très beau livre et d’être émerveillé par un artiste ou une oeuvre à chaque page ou presque. Les photos du livre sont vraiment sublimes. C’est incontestablement l’un des grands atouts du livre.

La Biographie des Artistes

Je ne sais pas vous mais moi, je suis souvent un peu frustré de ne pas toujours connaître le nom de l’artiste. Dans Street Art International, vous trouverez presque toujours le nom de l’artiste avec une petite biographie. Si en plus, vous vous mélangez dans le nom des artistes comme moi, cela deviendra vite un très bon pense-bête.

Le Découpage Géographique

Personnellement, j’ai beaucoup aimé le découpage géographique du livre. Il nous permet de découvrir des villes où l’on ne soupçonne pas l’existence d’une scène street art. Je pense notamment à Lodz, Varsovie, Rome ou Bilbao par exemple.

Jimmy C dans le livre de Lou Chamberlin Street Art International

Jimmy C près de Brick Lane à Londres

Les Points Faibles de Street Art International

Avant de vous dévoiler les points que j’ai un peu moins aimé, je dois d’abord vous dire que j’ai adoré le livre. Même si  j’ai pu regretter quelques petits points, je ne veux pas non plus faire la fine bouche.

L’Afrique est Absente

A travers les 230 pages de Street Art International, on ne voit pas aucune page consacré au street art africain. Ne connaissant pas non plus la scène street art africaine, j’en ressors un poil frustré.

La Sur-Représentation de l’Europe et de l’Océanie

Je comprends parfaitement les contraintes géographiques de l’auteur. Nous pouvons néanmoins regretter  la sur-représentation de l’Europe et l’Océanie dans son livre, presque 75% du livre. La moitié du livre est consacrée uniquement à l’Europe et un quart, rien qu’à l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Pour l’Australie et la Nouvelle -Zélande, cela s’explique simplement par la nationalité australienne de Lou Chamberlin. Pour la sur-représentation de l’Europe, Lou le justifie par la richesse des différentes scènes street art.  Personnellement, je regrette le parti pris de Lou Chambertin de ne consacrer que seulement 9% des pages à l’Amérique du Nord et 13% à l’Amérique du Sud. Quand on connait la richesse de la scène street art en Amérique, c’est vraiment dommage.

Verdict : Comme Jean-Marc Généreux, J’Achète

Comme vous l’aurez déjà deviné, il n’y a pas beaucoup de suspense. J’ai vraiment beaucoup aimé le livre de Lou Chamberlin. Les photos sont sublimes, les textes sont très bons et très informatifs. Et même si l’auteur a boudé la scène street art grecque, je ne lui en veux pas trop.

J’espère même que Lou sortira rapidement une deuxième édition en mettant cette fois davantage l’accent sur l’Afrique et l’Amérique. En attendant, vous pouvez foncer sans crainte dans votre librairie préférée commander Street Art International de Lou chamberlin chez Solar Editions. Vous pouvez aussi la retrouver sur Instagram (@streetartaustralia)

Le savais-tu ? Chaque article me prend entre 3 et 4 heures de travail, soit 31,32€ au SMIC horaire net.  Je m’en fiche royalement car j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire cet article pour toi. Pour m’encourager, laisse-moi un petit commentaire sur cet article et partage-le avec un ami qui aime le street art. Cela ne te prendra que quelques secondes et cela me fera extrêmement plaisir. En plus, cela aidera mon site a être mieux classé dans Google.

Guillaume Servos

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