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Découvre mon interview avec Joseph Donyo, consultant Facebook Ads et créateur du podcast « No pay no play ». Au menu : son rapport au freelancing, au podcasting, aux réseaux sociaux et au voyage.

Pour cet épisode 79, je te présente Joseph Donyo, consultant et formateur spécialisé en Facebook Ads (neomedia.io) , et créateur du podcast « No pay no play » (neomedia.io/podcast-no-pay-no-play) consacré à la publicité Facebook.

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Découvre mon interview avec Joseph Donyo, consultant Facebook Ads et créateur du podcast "No pay no play". Au menu : son rapport au freelancing, au podcasting, aux réseaux sociaux et au voyage.

Présentation de Joseph Donyo

Peux-tu te présenter en quelques lignes pour ceux ou celles qui ne te connaîtraient pas encore ?

Bonjour, Je m’appelle Joseph Donyo, j’ai 44 ans et je vis à Paris.

Depuis 2016, je suis consultant et formateur spécialisé en Facebook Ads. Je travaille principalement avec des startups et des PME.

En bref, je les aide à développer leur business.

Mon but est de générer des prospects ou des ventes, en envoyant du trafic qualifié sur leur site web à l’aide des outils très puissants de la plateforme publicitaire de Facebook.

Je propose plusieurs services :

  • De l’opérationnel où je mets en place et je gère des campagnes de publicité sur Facebook et Instagram pour le compte de mes clients,
  • Du conseil où j’audite un compte pub et je fais des recommandations,
  • De la formation où j’apprends à des responsables marketing à être autonomes dans la gestion de leurs campagnes Facebook Ads.

Ton rapport au freelancing

Peux-tu nous présenter ton parcours professionnel ?

J’ai commencé à travailler à Boston où j’ai étudié pendant 2 ans à la fin de mon cursus.

Mon 1er job était dans une petite boîte qui faisait du négoce de produits alimentaires. J’y suis resté un an et demi. J’y ai appris la vente et la négociation, c’était très formateur.

Ensuite, je suis allé travailler dans une startup spécialisée dans le e-marketing, toujours à Boston. J’étais Account Manager responsable notamment de Microsoft.

En 2003, j’ai eu envie de rentrer en France et j’ai développé l’activité de cette boîte en Europe pendant 1 an.

En 2004, j’ai rejoint mon père, entrepreneur dans le textile. J’ai développé une activité de fabrication de vêtements pour des marques comme Monoprix ou Damart.

Ce job m’a fait beaucoup voyager : Turquie surtout, mais aussi Maroc, Chine, Inde, Bangladesh. J’ai fini par aller habiter à Istanbul en 2012.

Je suis tombé amoureux de la ville, j’ai adoré y vivre, j’y ai fait beaucoup de rencontres… mais le boulot était très dur. Je suis rentré à Paris fin 2013 et j’ai décidé d’arrêter l’aventure textile.

En 2014, j’ai lancé Canim Istanbul, une newsletter sur les bonnes adresses d’Istanbul (une sorte de My Little Paris pour les Stambouliotes).

Pourquoi es-tu devenu freelance ?

Au bout de 2 ans, ma newsletter avait une belle audience (30 000 abonnés), mais n’était pas rentable.

Des entrepreneures françaises à Istanbul ont commencé à me demander de les former à la publicité Facebook. J’ai aimé l’exercice et j’ai développé cette activité de formateur.

Puis des missions de conseil et de gestion de campagnes sont arrivées et au bout d’un an, j’ai arrêté Canim Istanbul pour m’investir à 100 % dans cette nouvelle activité.

Ca a donc été un concours de circonstances, car je n’avais pas du tout prévu de devenir freelance. Mais il y a beaucoup d’entrepreneurs dans ma famille, donc l’idée d’être à son compte d’une manière ou d’une autre est ancrée en moi depuis longtemps.

Quelles sont les principales qualités nécessaires pour être freelance ?

Autonomie, organisation, rigueur, communication.

Quelles sont les principales difficultés que tu as rencontrées dans ton parcours de freelance ? Comment les as-tu surmontées ?

Au début, le plus dur a été de fixer mes prix.

Je ne connaissais rien au milieu du freelancing, du conseil, des agences, le TJM…

Et je ne connaissais aucun freelance qui pouvait me guider. Donc, j’ai fait ça un peu au feeling, en me sous-vendant beaucoup au début.

Ton meilleur souvenir avec un client ?

J’ai eu la chance de gérer la campagne Facebook Ads pour le lancement des deux derniers albums de Chilly Gonzales, artiste dont je suis fan depuis longtemps.

Je l’ai rencontré après le 1er concert de sa tournée après la sortie de Solo Piano III. Il m’a surnommé “The Facebook Whisperer”… qui est depuis mon titre sur LinkedIn.

Ton pire souvenir avec un client/prospect ?

Un projet de lancement de marque de vêtements avec beaucoup d’ambition, mais aucun moyen.

J’ai fait l’erreur de prendre la mission, alors que je ne la sentais pas (j’étais dans ma phase “je me lance donc j’accepte toutes les demandes”).

Les résultats n’étaient pas bons au bout d’un mois.

Le gars a décidé d’arrêter et ne voulait pas me payer. Il m’a menacé de me “griller sur la place parisienne” parce qu’il connaissait soi-disant “tout le monde”.

Bref, un moment désagréable et une bonne leçon pour la suite : ne pas prendre les missions qu’on ne sent pas.

Tes conseils pour un(e) freelance qui débute ?

Ne pas se préoccuper de se créer un site internet, une carte de visite ou une présence sur les réseaux sociaux. Commencer par aller chercher des clients dans son réseau (proche et étendu) en se concentrant sur leur satisfaction, pour avoir des 1ères références et des recommandations.

Joseph Donyo
Citation de Joseph Donyo

Tes astuces pour être productif ?

Pas de multi-tâche.

Couper les notifications de son téléphone et de sa boîte mail pendant qu’on produit. Je suis fan du Deep Work.

Ton rapport au podcasting

Pourquoi as tu décidé de te lancer dans la création de ton podcast ?

En 2018, j’ai lancé ma newsletter.

Une des personnes de mon réseau m’a dit qu’il trouvait ce que j’écrivais intéressant et m’a demandé si ça m’intéresserait d’adapter ce contenu en podcast.

Ça fait 10 ans que j’écoute beaucoup de podcasts et j’avais dans un coin de ma tête l’idée d’avoir le mien un jour, mais je ne savais pas par quel bout commencer.

Donc, j’étais ravi de cette proposition !

Je pouvais me concentrer sur le contenu et il s’occupait de toute la production et de la diffusion. 1 mois plus tard, on enregistrait le 1er épisode de mon 1er podcast, Nouvelle Réclame.

Au bout d’un an, on a décidé de se séparer. J’ai voulu continuer l’aventure solo. Je me suis alors formé à la prise de son, au montage audio et j’ai réfléchi à un format un peu différent.

Peux-tu nous présenter ton podcast ?

J’ai publié le 1er épisode de No Pay No Play, mon podcast actuel, en janvier 2019. Aujourd’hui, c’est le podcast francophone de référence sur la publicité Facebook.

Dans chaque épisode, je résume les nouveautés et l’actualité des Facebook Ads. Ensuite, je réponds à des questions d’auditeurs/auditrices.

Enfin je développe un sujet spécifique lié à la publicité Facebook :

  • Faut-il booster ses publications,
  • Les erreurs de débutant à éviter,
  • Comment espionner ses concurrents ?
  • Comment installer le pixel Facebook sur son site…

Il m’arrive aussi de recevoir des entrepreneurs ou des personnes responsables de l’acquisition payante dans leur entreprise pour qu’ils/elles partagent leur expérience et leurs méthodes.

J’ai notamment interviewé des personnes de chez Blablacar, Malt, Superprof, Wopilo et Les Petits Culottés.

Combien de temps passes-tu en moyenne pour créer un épisode ?

Je passe entre 8 et 10 heures pour la préparation et l’enregistrement d’un épisode. Il faut y ajouter 1 à 2 heures pour communiquer dessus (newsletter, site web, réseaux sociaux).

Peux-tu nous expliquer comment tu procèdes ? Les différentes étapes ?

J’ai une liste de sujets que je veux traiter.

Quand j’ai décidé du thème du prochain épisode, je passe une bonne journée de préparation sur le sujet principal.

Le jour de l’enregistrement, je choisis les 3-4 actualités que je vais traiter et je passe 2 bonnes heures à me documenter dessus.

L’enregistrement me prend environ 1 heure.

Le montage et la post-production me prenaient une 1/2 journée, mais je l’ai sous-traité au bout d’une dizaine d’épisodes.

Une fois que mon ingé son m’envoie l’épisode monté, je l’écoute en entier et choisis l’extrait “teaser” qui ouvre l’épisode.

Puis j’écris la description de l’épisode et je l’uploade chez mon hébergeur.

Tes conseils pour un/une débutant(e) qui voudrait se lancer ?

Il n’y a pas de secret : pour créer du bon contenu, il faut passer du temps dans la préparation.

Il y a maintenant beaucoup de podcasts, donc pour sortir du lot et donner envie aux gens d’écouter, il faut un contenu de qualité et une bonne qualité de son.

Investir dans un bon micro me paraît indispensable.

Enfin, il faut être patient. Le podcast souffre d’un manque de “découvrabilité” (il n’y a pas de mécanismes de recommandations comme sur YouTube, par exemple) donc ça peut être long avant de trouver son audience.

Quels sont tes podcasts préférées ?

« Programme B » de Thomas Rozec, « Tribu Indé » d’Alexis Minchella et « Here’s the Thing with » d’Alec Baldwin.

Ton rapport aux réseaux sociaux

Que penses-tu des réseaux sociaux ? Comment les utilises-tu ?

Ce sont des outils incroyables pour découvrir de nouvelles choses, suivre le travail d’artistes qu’on aime ou rester en contact avec ses proches.

Ils sont aussi très utiles pour se faire connaître professionnellement et travailler sa marque personnelle.

Avec les réseaux sociaux (et des outils comme une newsletter ou un podcast), on a tous et toutes la possibilité de devenir un petit média aujourd’hui. Donc de trouver une audience. Donc d’avoir des opportunités de business.

Joseph Donyo
Citation du créateur de Neomedia

Combien de temps en moyenne chaque jour ?

Je m’efforce de ne pas y passer trop de temps.

Je dirais 1 heure par jour (sans compter mon usage pro quand je fais des campagnes Facebook Ads).

Ton réseau social préféré ? Pourquoi ?

Twitter pour lire des choses intéressantes.

LinkedIn pour développer mon business.

Facebook pour voir ce que font mes amis et les personnes de mon cercle plus lointain.

Ton rapport au voyage

Tes 3 coups de cœur en France ? Pourquoi ?

Le Vexin, parce que c’est une campagne magnifique et que c’est là où je me suis marié. J’y vais régulièrement avec ma famille quand je veux prendre l’air.

L’île du Platais, un havre de paix verdoyant sur la Seine à une heure de Paris qu’on ne peut rejoindre qu’en bateau et où il n’y a pas de voiture.

Les Gorges du Verdon, parce que c’est tout simplement magnifique.

A l’étranger ?

Istanbul, parce que c’est une ville du calibre de Paris ou de New York, mais avec en plus une atmosphère orientale et traversée par la mer.

Un des endroits où on mange le mieux au monde !

Comment prépares-tu tes voyages ? As-tu des rituels avant de partir ?

Pas vraiment de rituel, si ce n’est de bien ranger mes affaires dans des petits sacs de tissu transparents.

Ton prochain projet de voyage ? Pourquoi ?

J’aimerais bien retourner à New York. J’adore cette ville et la dernière fois remonte à 2015.

La carte blanche de Joseph Donyo

Le freelancing n’est pas forcément une étape vers autre chose (un CDI ou un projet plus entrepreneurial).

Dans l’imaginaire collectif, on pense en général qu’avoir un petit business de freelance, c’est un bon point de départ ou que c’est ce qui arrive en cas de réussite limitée.

Or, on peut très bien vivre en étant freelance et profiter de la liberté qu’offre ce statut.

J’aime le côté “pas de patron, pas d’employé”. Rester petit peut très bien être un objectif à long terme, pas seulement une étape dans la vie d’un business. 

Même en temps que freelance, je trouve qu’on peut avoir tendance à multiplier les prestations juste parce qu’on en a la possibilité et parce que « C’est ce qu’il faut faire ».

Au lieu de ça, je trouve qu’il vaut mieux profiter à fond de la liberté qu’offre ce statut et de choisir ce qu’on veut faire, avec qui on veut bosser, combien d’argent on veut gagner, comment on veut passer son temps de travail…

Pourquoi est-ce que se dire « Je suis bien à ce niveau d’activité et de rentabilité, je vais essayer de travailler mieux » serait moins noble que de vouloir tout le temps faire plus ?

Pour moi, c’est ça l’essence du freelancing : rester maître de ses choix, définir le business qu’on veut avoir pour soi… et ne pas être juste une machine à presta. L’idée, c’est de construire un business autour de sa vie, pas une vie autour de son business.

Joseph Donyo
Citation de Joseph Donyo

Où retrouver Joseph Donyo ?

Tu peux retrouver Joseph Donyo sur :

Pour en savoir plus sur les Facebook Ads, tu peux aussi retrouver sa mini formation gratuite à la publicité Facebook et sa formation en ligne complète.

Un grand MERCI à Joseph. J’adore son podcast et je ne manque aucun épisode. Nous avons mis un peu de temps à caler cette interview et mais cela en valait vraiment la peine.

Le savais-tu ? Chaque article me prend entre 3 et 4 heures de travail, soit 31,32€ au SMIC horaire net. Je m’en fiche royalement car j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire cet article pour toi. Pour m’encourager, laisse-moi un petit commentaire sur cet article et partage-le avec un(e) ami(e) qui est freelance ou entrepreneur(e). Cela ne te prendra que quelques secondes et cela me fera extrêmement plaisir. En plus, cela aidera mon site a être mieux classé dans Google.

Guillaume Servos

A toi, une question à poser à Joseph Donyo ?

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