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Découvre ma balade street art à Montpellier. Au menu : Sunra, Manyoly, Mist, Kashink, Léna Marty, Jan Noah, Rachel Weasel Fisher, Crying Sailor, La Dactylo, Alexandre Froment….

J’avoue avoir un peu hésité avant de publier cet article.

Pourquoi ?

Parce que je n’étais pas sûr d’avoir la matière suffisante… Et puis, en décortiquant mes photos street art (36) et en faisant mes petites recherches sur Internet (Google + Instagram), je me suis dit que cela serait trop dommage de garder ces petites pépites pour moi.

Avant que j’oublie, tu peux aussi découvrir :

Prêt.e ?

Balade street art à Montpellier

Un mot sur le street art tour de l’office du tourisme

Pour information, avec ma femme et mon fils Théo (4 ans), nous avons participé au Street Art Tour (11 € par personne) organisé par l’office du tourisme de Montpellier pour la partie « centre-ville ».

PS : il existe un autre tour « Verdanson ».

Pas de souci, nous avons passé un bon moment. Nous avons appris beaucoup de choses et la guide était très sympa. Le hic, nous avons été (un peu) déçus par l’itinéraire et la qualité des œuvres présentées. Je m’explique. Par la suite, nous sommes allés nous balader rue de la Méditerannée et dans les rues adjacentes, et là nous avons vu des œuvres vraiment très cool et du coup, nous n’avons pas franchement compris le choix de l’itinéraire.

Après, peut-être que ce quartier est couvert par le 2nd tour et là, pas de souci, mais bon sur le coup, nous n’avons pas franchement compris.

Sinon, pour le reste, nous avons eu un gros coup de cœur pour Montpellier, un très beau centre historique, presque entièrement piétonnier, une partie moderne très réussie, un très bon réseau de transports en commun…

Bref, une ville très animée qui renvoie beaucoup de « good vibes ». Je n’oublie pas les plages à proximité de Montpellier, facilement accessible en voiture ou en transport en commun.

Sunra, street art à Montpellier (France)
Proximité Rue Rebiffy

Street art Montpellier #1 : Sunra

Clairement, notre plus gros coup de cœur à Montpellier. On a croisé 7 fois ces cœurs et on a kiffé 7 fois. Un Grand MERCI à Sunra pour cette vague de poésie et d’amour.

Son idée est de créer un art positif, humaniste et de large utilité publique. Mission accomplie !

D’ailleurs, c’est dingue de voir comment ces créations nous interpellent et créent une proximité avec l’artiste. Pour information, Sunra utilise un pochoir avec une palette de couleurs minimalistes (le noir et le blanc). Cela lui permet d’exprimer une histoire qui se juxtapose au rouge vif du cœur, un peu comme une estampe japonaise pour ceux qui connaissent.

En savoir plus :

Sunra, centre commercial Polygone de Montpellier
Centre commercial Polygone

Street art Montpellier #2 : Mist

Pour l’anecdote, c’était le point de départ de notre street art tour avec l’office de tourisme de Montpellier, juste à côté de la Poste (rue Rondelet).

Mist découvre le graffiti le long des chemins de fer du RER en se rendant à son école d’art graphique à Paris. Nous sommes à la fin des années 80. Captivé par ce qu’il voit, il réalise son 1er graff en 1988. Très vite, il est reconnu comme un des plus talentueux graffeurs de la capitale. En 1998, Mist développe son travail de sculpture et réalise son 1er personnage en volume. En 2001, avec son label « Bonustoys », il édite ses propres jouets. Source : Galerie At Down (galerie-atdown.com).

En savoir plus :

Mist, poste Rondelet
Mist, rue Rondelet

#3 Manyoly

Cela fait très longtemps que je suis le travail de Manyoly et quel bonheur de la retrouver à Montpellier.

Pour rappel, elle découvre le monde de l’art via la représentation d’artistes. À 17 ans, elle tient une galerie (pendant 6 ans). Suite à un voyage en Asie, le portrait devient une révélation pour elle. À son retour, elle ouvre une nouvelle galerie à Marseille.

En parallèle, elle commence à peindre des portraits de femmes. Progressivement, elle apprend les techniques et découvre son propre style.

En savoir plus :

L'artiste street art Manyoly
Manyoly, rue de la Méditerranée

#4 Kashink

Pour rappel, depuis 2013, Kashink porte sur son visage une fine moustache dessinée avec un eye-liner. Pour elle, cela traduit une certaine idée de la performance au quotidien, au-delà de l’art urbain. Bref, elle interroge le genre, la féminité, les codes de la beauté, la norme…

Elle affiche aussi des affinités esthétiques avec le Pop art teintées d’influences punk et rock. Pour information, elle s’inspire des cultures populaires du monde en empruntant par exemple des motifs aux alibrejes mexicains, à la cosmogonie hindoue, à l’art naïf haïtien. Bref, c’est très coloré, très graphique. Source : Paris la douce (parisladouce.com).

Kashink, palais de justice de Montpellier
Kashink, devant le palais de justice

En savoir plus :

#5 Léna Marty

Oups, malheureusement, je ne peux pas te dire grand-chose sur Léna Marty, à part peut-être qu’elle est étudiante en art. Pour en savoir plus, cela se passe sur :

En tout cas, j’ai bien aimé sa méduse et toi ?

Léna Marty

#6 Crying Sailor

À l’origine, le projet de Crying Sailor : utiliser le street art pour rendre hommage à son grand-père avec ce pochoir de marin avec une larme en forme de cœur.

Pourquoi une larme ?

Parce que la vie a été dure et un cœur parce qu’il voulait d’une certaine façon lui donner une 2nde vie plus douce. Au fur et à mesure, il a continué à coller ces dessins, en utilisant entre autres la technique de la broderie ou du point de croix adaptée au dessin.

Bref, Crying Sailor aime l’idée de mixer une technique désuète et des personnages actuels issus de la pop culture ou des jeux vidéo. Source : murum.fr/crying-sailor.

En savoir plus :

Crying Sailor, Montpellier

#7 Rachel Weasel Fisher

Pour information, Rachel Weasel Fisher est une plasticienne autodidacte. Elle pratique essentiellement le « papercut » et l’illustration. Mis à part ces 3 mois de fac en arts plastiques, son parcours n’a rien à voir avec le monde artistique. Elle a longtemps travaillé dans le social. Ces dernières années dans ce milieu l’ont convaincu qu’il était temps de prendre son envol.

Ses créations se tournent essentiellement vers l’animal et la nature. Depuis peu, elle les met en valeur sous cloche, dans des flacons ou des fioles pour retrouver ce côté « cabinet de curiosités ». Source : Miss Buffet froid (buffetfroid.net).

Au passage, je te recommande la cuisine de Café Léon (le restaurant qui a payé Rachel). Avec ma femme, on s’est régalé.

En savoir plus :

Rachel Weasel Fisher devant café Léon
1Rachel Weasel Fisher, 2 rue du Plan d’Agde

#8 La Dactylo

Pour information, du fait du métier de ses parents (écrivain et journaliste), La Dactylo a baigné dans un milieu littéraire. Du coup, vers ses 15 ans, elle a commencé à écrire des raps et des slams. Elle a ensuite réalisé beaucoup de collages car elle ne savait pas vraiment dessiner.

La Dactylo écrit, elle ne dessine pas. Je trouvais intéressant de placer uniquement du texte car cela force à s’adapter à son milieu, à l’architecture de la ville, ses murs et ses rues. C’est un challenge de rendre un écrit aussi fort qu’une illustration, car les gens sont souvent plus attirés par le dessin. Je trouve cela jouissif qu’une de mes phrases joue avec son environnement au point de prendre tout son sens sur un vieux matelas comme « Coucher pour réussir, alors je reste au lit ».

La Dactylo dans le QG des artistes

En savoir plus :

Citation de La Dactylo

#9 Alexandre Froment

“Je suis un passionné qui expérimente tout type de création. Au-delà de ma passion, créer est pour moi un réel moyen de communiquer avec les autres. C’est aussi pour vivre des expériences fortes que j’ai choisi ce métier.

J’aime découvrir des nouvelles créations par l’association de plusieurs disciplines comme la photo et la peinture ! En devenant un artiste multidisciplinaire je trace mon propre chemin et j’espère ouvrir la voie vers des œuvres aujourd’hui encore inimaginables. »

Alexandre Froment

En savoir plus :

Alexandre Froment
Alexandre Froment, street art à Montpellier

#10 Jan Noah

Jan Noah est né au Caire au début des années 80 dans un pays de soleil et de couleurs vives. Son père reporter-photographe lui donne le goût de l’art. En 2013, il quitte la terre de ses ancêtres et rejoint Montpellier. Il consacre progressivement son savoir-faire à des peintures naïves et épurées, Source : saatchiart.com.

Jan Noah

En vrac

N’hésite pas à m’aider à créditer les artistes si tu connais leurs noms.

Vrac n°1

Street art à Montpellier en vrac

N°2

Art urbain à Montpellier en vrac

N°3 : Les Dalton

Street art à Montpellier en vrac

Bonus street art Montpellier : itinéraire

Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas te donner un itinéraire précis. Tout ce que je peux te conseiller, c’est d’explorer :

  • Rue de la Méditerranée et toutes les rues adjacentes (+++),
  • Centre historique,
  • Rue Rondelet.

Évidemment, je ne suis pas allé dans tous les quartiers de Montpellier. D’ailleurs, mon article n’a pas la prétention d’être exhaustif.

Bonne exploration !

À toi, que penses-tu de ma balade street art à Montpellier ?

Tu es sur Pinterest ? Moi aussi ! Ne me laisse pas toute seule.

Balade street art à Montpellier